# MENDIA

La montagne, le terrain de jeu de Naia

Egun on deneri ! Là, je viens de vous souhaiter la bienvenue à tous, en basque. Ca vous dit de  faire un bout de chemin avec moi ? Je vous propose de découvrir la montagne, du côté de St Jean Pied de Port, St Etienne de Baïgorry, ou encore Iraty. De la balade de 1h30 aux grands sentiers de randonnées (on va commencer par là d’ailleurs), je peux vous dire que vous allez crapahuter ! Goazen ! (“on y va” en basque).

Naia Votre guide nature et montagne
# MENDI
ETA
SAI
Crêtes Iparla

Montagne et vautour

Le coin que je préfère, c’est les crêtes d’Iparla. Cette barrière naturelle, qui se déploie du village de Bidarray à celui de St Etienne de Baïgorry, m’a toujours impressionnée. Je me sens à chaque fois toute petite au pied de ces falaises et en même temps, très excitée de me dire, que quelques kilomètres plus loin, je vais me retrouver à près de 1300 m d’altitude !

De là haut … quelle vue j’ai ! Panorama imprenable sur toute la vallée de St Jean Pied de Port et St Etienne de Baïgorry, et par beau temps, je peux voir presque jusqu’à la côte basque. Ca m’arrive aussi, de tomber sur quelques compagnons de rando assez atypique : des vautours fauves.

Mais les crêtes d’Iparla, ça se mérite ! 7h de marche, 18 km sous les semelles et 1 000 m de dénivelé … positif bien entendu. Vos mollets vont un petit peu vous détester, juste le temps d’une crampe ou deux …. mais la récompense est à la hauteur !

 

# KONPOSTE
LAKO
BIDEA
Vierge de Biakorri

Chemin de Compostelle

On part pour 27 kms, entre St Jean Pied de Port et Roncevaux, en Espagne. Une montée (plutôt raide, qu’on se le dise) pour un dénivelé de 1200m positif. Je débute de St Jean Pied de Port et je sors du village par la porte d’Espagne (elle porte bien son nom celle-ci !). C’est vrai que les premiers kilomètres ne me font pas rêver : du macadam sur 12 km c’est pas génial … Quelques kilomètres plus tard, je passe devant le dernier refuge, avant la montagne. Ne vous loupez pas : si vous ne vous sentez de faire l’étape d’un trait, penser à vous arrêter là !

Note à moi-même : penser à faire une petite prière quand je passerais devant la vierge de Biakorri (elle veille sur les marcheurs depuis des années !). Plus je monte, plus le panorama est …. vraiment, mais alors vraiment pas mal : une vue plongeante sur toute la vallée. D’ici quelques kilomètres, je serais enfin à Roncevaux. Je ne terminerai pas cette étape seule. Ah oui, je peux vous confirmer que les mollets, ça pleure en plusieurs langues : canadiens, américains, japonais, coréens, allemands, belges, irlandais, britanniques, suédois, espagnols, argentins, brésiliens, italiens …. on peut dire que mes compagnons de route viennent de tous horizons !

Est-ce que je vais croiser Rolland ?

# OI
HA
NA
Iraty

La forêt d'Iraty

En hiver, je chausse mes raquettes et j’adore, au détour d’une rando sur ce beau manteau blanc, voir les enfants dévaler les pistes de luge. Au printemps, je monte souvent pour faire des petites rando de 1h30 - 2h. Armée de mon appareil photos, j’immortalise les verts tendres des premières feuilles, qui contrastent avec le ciel bleu vif, plus trop d’hiver et pas encore d’été. Et puis c’est l’occasion de se faire de nouveaux amis … animaux. Pottoks, brebis manex et vaches sont là-haut au moins jusqu’au mois d’octobre avant de redescendre pour l’hiver.

A l’automne, toujours armée de mon appareil, je capture les reflets orangés, jaunes, et rouges de la forêt de hêtres. Ah, je ne vous l’ai pas dit ? Et oui, Iraty est la plus grande forêt de hêtres d’Europe.

Et l’été, pour essayer d’échapper un peu à la chaleur de la vallée, Iraty est idéal pour se rafraîchir à l’ombre des arbres et pour découvrir un site bien particulier : les cromlechs d’Okabé. Ce cercle de pierres est en fait un site funéraire du mégalithique : notre mini Stonehenge. Je vous assure que la montée est toute aussi belle que le site en lui même : vous passez par un bout du GR10, au coeur de la forêt, par des plaines dégagées … 

Alors, vous venez quand ?!

Naïa