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Histoire

Garazi Baigorri, au fil des siècles, une voie de passage…

Au fil de l’histoire, le Pays Basque et notamment Garazi ou Pays de Cize a été une voie de passage importante pour la traversée des Pyrénées.

L’ancienne route des crêtes qui permet la traversée des fameux “ports” (qui signifie “col") a été utilisée par les Romains, les Wisigoths, les Francs, les pèlerins de Saint-Jacques, les marchands ou les armées de Napoléon. La présence romaine est évoquée par le camp romain de Saint Jean le Vieux (Imus Pyrenaeus) qui contrôlait le trafic de la voie Bordeaux-Astorga. De même, la tour trophée d’Urkulu aux confins de la Basse Navarre et de la Navarre.

Le passage des Francs ne nous a pas laissé de traces matérielles. Pourtant, comment ne pas mentionner l’an 778, lorsque, entre Roncevaux et Garazi, des Vascons attaquèrent l’arrière-garde de l’armée de Charlemagne dans laquelle se trouvait Roland.
Les témoignages de l’époque médiévale sont en partie liés aux chemins de Saint Jacques avec les hôpitaux (Ospitalia), les nombreuses croix de carrefour (Renaissance) telles celle de Galtzetaburu ou de Sarrasquette, et surtout la ville de Saint Jean Pied de Port qui s’affirma à partir de la fin du XII° siècle.

 

Château Pignon, sur la route d’Urkulu conserve les vestiges d’une sorte de château fort (Castel Penon) construit par les Espagnols lors de la conquête de la Navarre en 1512.

Il permettait, lui aussi, de contrôler la voie permettant la traversée des Pyrénées. La même fonction fut attribuée aux redoutes de la Belle Ezponda à Saint Jean le vieux ou de Kurutxamendi à Saint Jean Pied de Port par les armées révolutionnaires et napoléoniennes (d’où le nom de “route de Napoléon” qui subsiste à propos de cette voie).

Cette route des Ports de Cize encore empruntée pour la transhumance vers les estives, par les randonneurs ou les chasseurs de palombes, résume à elle seule l’histoire du Pays de Garazi.

 

Architecture et art religieux

C’est en grande partie la présence du chemin de Saint Jacques qui aurait permis la christianisation de la région de Saint Jean Pied de Port.

L’architecture et l’art religieux ont dans la région un intérêt certain.

  • Présence d’architecture romane à Saint Jean Pied de Port avec le portail roman de l’ancienne église Ste Eulalie (aujourd’hui maison de retraite) ainsi qu' à Saint Jean le Vieux avec l’église paroissiale.
  • L’église Notre-Dame à Saint Jean Pied de Port de style gothique (XIV° siècle).

Ailleurs, foisonnent des petites églises et chapelles rurales, témoignages d’un art populaire.

De plus, au Pays Basque, les édifices religieux vont souvent par paire. C’est le cas des deux curieuses chapelles jumelles de Bascassan et d’Alciette. Leurs structures romanes et leurs décors de peintures naïves et colorées du XVII° siècle sont presques identiques. A vous de trouver les différences !
Dans les cimetières, on peut voir des stèles discoïdales (cercle de pierre dressé sur un socle) présentes, avec la christianisation et qui sont pour certains une représentation du corps humain, pour d’autres une représentation du soleil.
Celles qui subsistent datent généralement des XVI° et XVII° siècle ; elles peuvent porter la marque de charpentiers, maçons ou tailleur de pierre. A Mendive, l’une d’entre elles porte les outils d’un tisserand.

Historique de la Vallée de Baigorri

Comme le démontrent les différentes découvertes et vestiges préhistoriques, la vallée de Baigorri et notamment celle des Aldudes (village de Banca, des Aldudes et Urepel) a été humanisée dès la période préhistorique.
En effet, de nombreux dolmens et cromlechs situés sur les crêtes des montagnes témoignent d’une civilisation pastorale car ces monuments se trouvent près des pistes de transhumance. Elle a connu une activité humaine importante durant la période romaine comme l’attestent les mines romaines de Banca et d’Urepel, ainsi que les vestiges du camp romain et de la voie romaine. Au village de Banca, ancien quartier de St Etienne de Baigorry autrefois appelé « La Fonderie », le traitement du minerai de cuivre a eu du succès au XVIII° siècle et la mine employa près de 400 personnes.

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